Le ciel de l’aviation africaine toujours sombre

05/11/2015

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L’aviation africaine, le mauvais élève de la sécurité aérienne: 4% du trafic mondial pour 35% des accidents. Un ratio inquiétant pour une image de dernier de la classe qui lui colle à la peau depuis 2005, date de la création de la liste noire de la Commission européenne. Ce document, renouvelable «à chaque fois que la Commission le juge nécessaire», énumère les autorités d’aviation civiles nationales dont les compagnies sont bannies du ciel européen, par manque de sécurité.

Sur la plus récente liste noire, publiée en juin dernier, 15 des 20 autorités blacklistées sont africaines. La petite nouvelle, c’est la LYCAA, l’autorité d’aviation civile libyenne, non grata depuis décembre dernier. Cinq mois auparavant, des heurts avaient éclaté à l’aéroport de Tripoli entre plusieurs groupes armés, «endommageant considérablement des bâtiments, des infrastructures et des appareils au sol», indique la Commission européenne dans le règlement faisant entrer l’autorité libyenne dans la liste noire. Une situation à laquelle la LYCAA a eu du mal à faire face.

Sceptique quant à sa compétence à contrôler et à sécuriser ses compagnies, la Commission l’a inscrite sur la liste. Elle et ses sept transporteurs nationaux. Au niveau continental, plus d’une centaine de transporteurs africains font ainsi l’objet d’une interdiction d’exploitation du ciel européen. Depuis dix ans, la situation évolue lentement.

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