«Moi émigré, je ne peux pas rentré chez moi»

30/11/2015

Force est de reconnaitre que les conditions pour voyager vers notre pays n’ont pas beaucoup changées même si les tendances statistiques «officielles» augurent des lendemains meilleurs avec la suppression du visa. Plusieurs Sénégalais nous ont rapporté les excès de prélèvements dans leur billet d´avion. Par exemple lorsqu’on réserve son billet sur internet, on est surpris de voir les ponctions suivantes : 19,54€ payés au service des migrations sénégalaises; 24,40€ sont pris comme frais de service passager; 6,10€ comme frais de sécurité … et pour boucler la boucle 54€ pour frais de «développement des infrastructures aux Sénégal»…

 

Comment peut-on nous expliquer que de telles taxes exorbitantes soient payées par tout Sénégalais de l´Extérieur qui prend un billet d´avion pour Dakar ? Où exactement va cet argent ponctionné; et pourquoi, par-dessus le marché, la décision de ponction n´a jamais été discutée ouvertement avec les émigrés ? Quelles sont les infrastructures par ailleurs déjà réalisées sur la base de cette ponction que nous considérons, jusque là, arbitraire ? Si on imagine les millions de Sénégalais qui voyagent chaque année au Sénégal et si l´on multiplie ces montants par les effectifs passagers, les chiffres de l´argent ponctionné peuvent donner le tournis.

 

Chers lecteurs, nous allons nous quitter par un dicton satirique des Haalpulaar (ceux qui ont en commun la langue Peule) qui ont l´habitude de dire: "booji jaama daacitake e goto". En Somme : «Aucun peuple ne doit laisser le cri de détresse au mains d’une seule personne!». Un émigré avertit en vaut deux !

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