Le Tata sénégalais de Chasselay vandalisé

10/12/2015

Un graffiti à la craie qualifié d’"acte de vandalisme" par le secrétaire d’Etat pour les Anciens combattants, a été découvert sur le mur de la nécropole de Chasselay où reposent des tirailleurs sénégalais.

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat auprès du ministre de a Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a condamné avec la plus grande fermeté l'acte de vandalisme commis sur le mur d'enceinte du site.

«Cet acte est une insulte à la mémoire des 194 tirailleurs d’Afrique de l’Ouest massacrés par la division de SS Totenkopf en juin 1940 et qui reposent dans la nécropole», a encore commenté le secrétaire d’Etat demandant que «toute la lumière soit faite sur les auteurs et les circonstances de cet acte».

Les 19 et 20 juin 1940, ignorant que Lyon venait d’être déclarée «ville ouverte», «le 25e régiment de tirailleurs sénégalais affrontait l’armée allemande à Chasselay et dans ses environs (...) Les combats s’étaient achevés par le massacre des prisonniers d’origine africaine par la division SS Totenkopf», selon le site «chemins de Mémoire» du ministère de la Défense.

 

Un site inauguré en 1942

En mai 1942, le secrétaire général de l’office des anciens combattants Jean Marchiani avait décidé d’honorer la mémoire des tirailleurs d'Afrique et de leur offrir une sépulture digne. Il a acheté un terrain de 785 m2 à Chasselay et réuni les fonds pour faire ériger un enclos à l’imitation des enceintes sacrées, les “tata”, dans lesquelles sont inhumés, en Afrique occidentale, les guerriers tués à la guerre.

L’ensemble a été inauguré le 8 novembre 1942. L’édifice, de couleur ocre et de forme rectangulaire, est d’inspiration soudanaise. Le Tata sénégalais, classé nécropole nationale depuis 1966, accueille 196 corps et est devenu un haut lieu de commémoration.

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