L'Afrique muette!

29/12/2015

La foudre terroriste sur le Mali, les élections en Afrique, l'affaire dite "Lamine Diack" au Sénégal, du nom de l'ancien président de l'IAAF, et tant d'autres auront permis de déceler l'épineux problème de la presse africaine et surtout sa branche audiovisuelle dans le traitement de l'information. En effet, au moment où certains africains faisant confiance à leur chaîne nationale sont restés collés, ils n'ont récolté que «déception» prix de leur nationalisme.
Ceux qui ont compris très tôt sont restés câblés sur les chaînes internationales afin de suivre voire vivre au fur et à mesure l'évolution minute par minute de l'information. Ceci d'autant que les chaînes internationales ont fait de leur chou gras l'information. Certains médias braqués sur l'Afrique ont quasiment forcé leur programme pour des éditions presque spéciales sur ces événements qui attristent le continent noir

Par contre, la situation était tout autre sur le continent avec ses chaînes nationales qui servent pratiquement de relais aux chaînes européennes devenues du coup maître des exclusivités. Les journalistes nationaux des grands journaux ne se contentent que de donner l'information en quelques secondes sans autres précisions.
Aucun invité pour débattre des sujets et de leurs implications. Aucun journaliste ou autres personnes ressources en ligne pour décortiquer l'information sous des angles précis. Et pour cause, constate-t-on avec amertume, les chaînes étrangères dans leur contraction ont tout dit. Le replâtrage était net, on se contente des images de l'extérieur. Les événements sont souvent horribles et la carence notoire au moment où, tout se passe sur le continent. Ainsi, l'information africaine à chaud quitte le continent pour l'occident, revient sur le continent (avec tous les risques d'orientation possible) et les chaînes nationales ne servent que de relais.

Elles ont refusé toute forme d'exclusivité, toute forme d'originalité pour ne garder que la copie même si l'information se retrouve entre leurs jambes. En agissant ainsi, les chaînes africaines fabriquent sans s'en rendre compte des téléspectateurs extravertis qui accordent plus de crédit à l'internationale alors que le continent est à la recherche de chaînes puissantes capables de le défendre. C'est bien dommage!

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