Plus de liberté au pays de la "Téranga"

16/02/2016

C’est toujours le même constat: le Sénégal doit encore faire des efforts en matière de respect des droits de l’Homme. C’est ce qu’a révélé le rapport 2014-2015 de la section sénégalaise de la Société internationale des droits de l’Homme (Sidh). Dans son rapport de 2014-2015, la Sidh est revenue sur les différentes violations de ces droits qui ont été constatées durant cette période. Selon cette organisation de défense des droits de l’Homme, la liberté de manifestation et d’expression n’est toujours pas une réalité au pays de la "Téranga" et que c’est «l’exception qui est devenue le principe». Selon le secrétaire exécutif de la Sidh, Oumar Diallo, «des mesures administratives tendant à restreindre les libertés de réunion et de manifestation» sont toujours notées.

Outre, les interdictions de mani­fester, on relève aussi des violations de liberté d’expression.
Par ailleurs, le rapport de la Sidh est revenu sur l’exploitation des ressources minérales et la bonne gouvernance, sur la situation des migrants sénégalais, et sur la crise scolaire. Concernant la migration, a Sidh révèle que des mil­liers de Sénégalais vivent à l’étranger dans des conditions très difficiles, pour ensuite de formuler un regret: «Ils ne sont ni protégés suffisamment par leur pays d’origine, ni par leur pays d’accueil»
.

Dans le lot de violations des droits fondamentaux des migrants dont sont victimes les Sénégalais, il faut noter la torture, les assassinats ciblés. Face à cette situation, la Sidh fustige «le manque de protection ou de réaction proactive ou active des autorités consulaires ou diplomatiques sénégalaises». Pour venir en aide aux Sénégalais de l’extérieur, Oumar Diallo et ses camarades demandent au gouvernement «d’accorder plus d’attention à la situation des ressortissants sénégalais dans le but de mieux les protéger et les défendre quand leurs droits sont violés».

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