Libération de Karim Wade: Vrai faux couac au sommet de l’État du Sénégal

23/06/2016

Le cas du fils de l'ancien président du Sénégal et ancien mentor de l'actuel président sénégalais, Macky Sall, devient chaque jour un dossier brûlant pour le pouvoir en place. Depuis l'annonce de sa possible libération, les séances de "dieufrou" se succèdent et se ressemblent. Les politiciens sénégalais ont fait leurs la fameuse pirouette de l'ancien Pape du Sopi: le "Wakh-wakhète". En d'autres termes, les promesse politiques n'engagent que ceux qui y croient. Ceux qui il y'a quelques temps prêchaient la nécessité de traduire l'ancien ministre de son père chargé de la Terre, de la Mer et des Airs, devant la Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite, (C.R.E.I.), refont le même parcours médiatique pour justifier cette situation pour le moins compliquée. "Tout ça pour ça" serait-on tenté de dire. Après un procès marathon qui avait mobilisé tout ce que le Sénégal comptait comme "expert".

Je me suis pincé à la lecture des propos tenus par M. Youssou Touré, Secrétaire d’État à l’alphabétisation du gouvernement de Macky Sall, Président du Sénégal. Youssou Touré, n’a pas était très tendre avec ses homologues qui ne partagent pas la perspective d'une libération de Karim Wade. Pour lui «il est temps pour les gens qui profitent de la condamnation de Karim Wade de s’arrêter» et de poursuivre... «Pourquoi la libération de Karim Wade est scandaleuse... Il est notre concitoyen, notre compatriote... Si Karim bénéficie d’une grâce présidentielle, nous devons tous applaudir».

Toutefois cette velléité de justice n'est pas partagée par l'ensemble des leaders qui soutiennent l'action du Président Macky Sall. Après la Ligue Démocratique, c'est autour du Parti pour l'Indépendance et le Travail (P.I.T.) de monter au créneau par la voix de M. Ibrahima Sène. Même si son parti n'est pas contre le principe de la libération de Karim Wade, mais a tenu à mettre en garde le chef de l’État contre une amnistie.

Dans un entretien accordé à nos confrères de journal «EnQuête» sur le sujet, M. Sène déclare: «Sur cette question, j'ai été très clair. Karim Wade ayant purgé la moitié de sa peine, il a le droit de solliciter une liberté conditionnelle... Notre véritable problème, c'est l'amnistie. Si Macky l'amnistie, ce sera très mauvais pour lui. Ce sera très mauvais pour le Sénégal. Le pays croit à la traque des biens mal acquis. le Sénégal croit que Karim Wade a été condamné par des faits avérés. S'il est amnistié et lavé, cela veut dire qu'il a été injustement arrêté, condamné et emprisonné», a-t-il dit avant d'avertir le Président Sall: «Si Macky va dans ce sens, ce sera extrêmement grave pour le pays».

L'ancien coordonnateur national du Réseau des enseignants républicains (Res) qui il y'a un moins d'un an défendait mordicus défendait la (C.R.E.I.). Youssou Touré allait même jusqu'à qualifier les positions de ses alliés de la mouvance présidentielle de réactions et d'actes discriminatoires pouvant faire éclater la coalition «Benno Bokk Yaakar».

Pour ensuite conclure: «il faut que la famille de Karim Wade, ses amis, ses parents comprennent qu’il existe des personnes qui ne vivent que du malheur qui frappe aujourd’hui leur fils et en prendre garde par conséquence. En tout cas chez nous, au niveau de l’État, nous connaissons toutes les personnes ayant tenu des responsabilités dans ce pays et qui se sont enrichies de manière douteuse au cours de la période d’exercice de leur mission. Celles qui profitaient des commissions de bateaux de carburant et celles qui n’en profitaient pas», a indiqué le ministre conseiller auprès du Président.

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