Primaires de la gauche: L'Afrique n'est pas au programme.

29/01/2017

Décidément le continent africain reste toujours un faire valoir pour certains acteurs de la classe politique française. Il ne faut surtout pas parler des préjudices causés par le plus grand génocide que l'humanité n'ait jamais connu: l'esclavage. Il suffit pour cela de citer de grands hommes et surtout de préférence, descendants d'esclaves comme le grand homme politique et écrivain de la Négritude: Aimé Césaire.

Lors du dernier débat de la primaire de la gauche, entre Manuel Valls et Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre a fait une proposition qui ne figure pas sur son programme: il souhaite, une fois élu, mettre en place un système semblable à Erasmus entre l'Afrique et l'Europe.

Afin de contribuer au codéveloppement, le candidat à l'investiture du Parti socialiste souhaite faciliter les échanges entre étudiants africains et européens. "L'Afrique, c'est l'avenir. Je veux un Erasmus entre l'Afrique et l'Europe et doubler l'aide au développement", a ajouté Manuel Valls.

"Demain, l'Afrique, c'est davantage d'habitants, de nouvelles énergies, une population jeune", a lancé l'ancien maire d’Évry, précisant qu'il faudrait trouver un autre nom, au programme "Erasmus", et qu'il pense déjà à celui de "Senghor", du nom de Léopold Sédar Senghor, ancien poète et président du Sénégal. 

Cette idée avait déjà été développée lors d'un déplacement de Manuel Valls en Afrique à l'automne. Le socialiste s'était alors rendu au Togo, au Ghana et en Côte d'Ivoire. A l'époque, il privilégiait des dispositifs d'aide au développement comme celui-là plutôt que des réparations financières à la suite de l'esclavage. "Il ne s'agit pas tant de vivre dans l'idée d'une réparation car, comme disait le grand poète martiniquais, descendant d'esclaves, Aimé Césaire, l'esclavage est irréparable, mais de regarder vers demain, c'est-à-dire renforcer les liens entre nos deux continents", avait-il déclaré.

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