Les Amazones d'Afrique montent la voix pour les femmes.

Ce allstar ou encore ce "Girl power" ouest africain affiche la fierté des légendaires femmes combattantes du royaume du Dahomey dont elles ont choisi le nom. Cette scuadra féminine majoritairement mandingue, rayonnant et bariolé, défend l’égalité des droits entre hommes et femmes. Les Amazones luttent aussi contre les violences faites aux femmes, pour la fin du silence et de l’impunité.

 

"Regardez ce qui se passe pour les femmes en Syrie ou en République démocratique du Congo. C’est inacceptable. C’est notre combat"! Les Amazones d’Afrique constitue un événement autant musical que politique. À l’origine du projet, on trouve en 2015 les trois divas maliennes Oumou Sangaré, Mamani Keita et Mariam Doumbia du duo Amadou & Mariam. Puis le trio invite la grande griotte Kandia Kouyaté, la star du hip-hop Nneka et le flow féministe de Inna Modja. Le collectif révèle également Mariam Koné et la très jazzy Pamela Badjogo. Enfin, la batteuse Mouneissa Tandina (du Mali) vient compléter nos Amazones. Un melting-pot générationnel et musical qui promet de l’invention et du punch au cœur de la tradition mandingue.

 

A lire leurs noms sur la pochette du disque République Amazone, on comprend pourquoi le mot supergroupe n’est pas abusif pour les qualifier. Tout ce que l’Afrique de l’Ouest compte de divas s’est réuni dans le collectif les Amazones d’Afrique. Leur son est à l’image de ces femmes puissantes, dans l’énergie virtuose de voix inspirées, dans le rythme d’un afrobeat nourri de tradition mandingue, d’influences blues et soutenu par des percussions funky.

Enregistrée entre Bamako et Paris, leur musique dansante et combative est à l’image de ces guerrières du Dahomey qui ont donné naissance au mythe des Amazones. "Nous ne sommes pas en guerre contre quiconque, certainement pas contre les hommes, nuance, depuis Bamako, Mariam Koné. L’album veut avant tout montrer que la femme est un être libre, et qu’il doit s’épanouir dans nos sociétés. Il s’agit de vivre "!

Vivre en réaffirmant les droits des femmes, y compris les plus fondamentaux. "Montrer à travers notre art, la musique, que la femme est un être humain. Certains en Afrique, ceux qui violent, qui tuent, ne considèrent même pas la femme comme un être humain", s’insurge Mariam Koné.

Pour dénoncer inlassablement cette barbarie, les Amazones ont choisi de soutenir l’action du docteur Denis Mukwege, le chirurgien gynécologue connu pour les soins qu’il apporte depuis 1999 aux victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo.

Elles reverseront à sa Fondation Panzi tous les bénéfices de leur tube, I Play the Kora.
En tournée mondiale, les Amazones de notre ère montreront leur vision conquérante du rôle de la femme à travers un grand spectacle lors de la GRRRLZ POWER le samedi 18 mars à partir de 20h30 au Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin dans le cadre du Festival "A Vaulx Jazz".

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