"Jeca Lyon 2017": La pensée stratégique au service de l’intelligence collective

03/07/2017

Les Journées Économiques et Consulaires Africaines se sont déroulées du 30 juin au 2 juillet 2017 à l’amphithéâtre Jean Paul II de l'Université Catholique de Lyon. Les Jeca se veulent être un véritable tremplin vers le continent africain réunissant des investisseurs, des financiers, des politiques et des diplomates autour de la dynamique et de l’optimisme croissant des perspectives économiques de l’Afrique afin de promouvoir les investissements. 

La troisième édition de ces rencontres initiées en 2015 par l'Institut Mandela, se sont organisées avec le soutien effectif de la Métropole lyonnaise. C'est ainsi que sur proposition de la Métropole de Lyon, les Jeca ont coïncidé avec la Grande Fête Consulaire. Cette programmation calendaire devrait en principe mieux assurer une visibilité et une communication optimale de l’événement. Mais ce ne fut pas le cas.

D'emblée, les Journées Économiques et Consulaires Africaines ont été difficilement accepté à Lyon. Elles ont tant bien que mal eu lieu. Le manque d'enthousiasme des partenaires locaux s'est fait sentir tout au long des préparatifs et même pendant le colloque. Mais cela n'a heureusement pas empêché les travaux de ce colloque d'être de très haute facture. Pendant deux jours, des acteurs institutionnels et de la société civile pour le partenariat au développement d’une part, et, des  acteurs  économiques  d’autre  part,  dans  le  but  de  créer des  opportunités  d’affaires profitable à tous.

 

L'organisation de ces journées a eu le mérite de briser la chaîne des idées reçues sur les "africains incapables" d'organiser des temps de réflexion. Alors rien que pour cela, les objectifs de l'Institut Mandela ont été atteint.

Même si on a noté l'absence d'imminentes personnalités annoncées, comme le premier ministre de Madagascar, les orateurs qui se sont présentés à la tribune n'ont pas démérité et ont même apporté de l'eau au moulin des diplomates et des acteurs du codéveloppement pour la promotion des intérêts de l’Afrique sur la scène internationale. C'est ainsi que la première journée réservée aux Représentants institutionnels pour une présentation globale du climat des affaires et les potentialités de leurs pays pour attirer des investissements.

La deuxième journée consacrée aux panels, a été essentiellement axée sur les fondamentaux de l’économie.
Les intervenants de différents panels ont abordé en profondeur les défis majeurs qui rendront possible l'investissement en Afrique plus que jamais confirmée comme le continent de l'avenir. Mais pour cela il faudra dépasser le postulat selon lequel: "En Afrique, tout est à faire". C'est une vraie fausse idée. Comme partout ailleurs, il est important de maîtriser l'environnement des affaires à travers une bonne connaissance de ses partenaires et de ses besoins.

En un mot comme en cent, il est encore temps de changer de logiciel lorsqu'il s'agit de parler d'investissement  et de business sur le continent mère de l'humanité. Une chose semble unir les acteurs économiques à travers leur détermination, c'est qu'ils ne sont plus prêts à se faire dicter la marche à suivre. Car comme le dirait mon trisaïeul: "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...".

En attendant la prochaine édition dont le Ghana sera le pays à l'honneur, il est important de méditer sur les différents messages apportés par les acteurs économiques et les décideurs venus d'Afrique.

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