La corruption gangrène le Cameroun.

30/12/2017

 

 

 

 

Le trésor public camerounais a enregistré une perte 1.302 milliards de francs Cfa d’après des chiffres publiés par la Commission nationale anti-corruption (Conac) dans son rapport sur l’état de la corruption en 2016 dans ce pays.

Ledit rapport qui couvre la période 2010-2015 cible principalement cinq secteurs d’activités comme étant à l’origine de ces préjudices financiers.

Dans son rapport sur l’état de la lutte contre la corruption, la Commission nationale anti-corruption fait état de 2402 dénonciations reçues.

Le même rapport fait savoir qu’une enquête réalisée à la trésorerie générale de Buea (Sud-Ouest), a révélé des paiements fictifs des frais de justice de 7.956 milliards de FCfa de janvier 2011 à juin 2016. A Bertoua, (Est), ces paiements sont évalués à 1,699 milliard FCfa à la trésorerie générale de janvier 2014 à juillet 2016.
L’année dernière, la Conac a enregistré 2.402 dénonciations contre 3.268 en 2015 en provenance de toutes les régions. Le Centre siège des institutions est en tête. Les litiges fonciers, des marchés publics, la gestion de ressources allouées aux organisations, ainsi que des détournements de fonds viennent en tête dans les cas de dénonciations.

                                                                                Les douanes camerounaises font partie

                                                                             des administrations les plus corrompues.

 

A titre d’exemple, l’on cite dans le rapport, le cas de ce fonctionnaire des douanes qui possède, à lui tout seul 13 villas, un immeuble de cinq niveaux, 10 terrains immatriculés, cinq camions de 30 tonnes, cinq cars Toyota coaster de 28 places, deux (2) cars de 18 places, un parc automobile plein de véhicules personnels haut de gamme...

Plusieurs missions d’investigations sont descendues sur le terrain à cet effet ont permis de révéler d’importantes distractions de fonds au détriment des caisses de l’État.

Parmi ces secteurs, l’on retrouve les services de la douane, les trésoreries générales, l’Office national du cacao et du café, les travaux routiers, et l’exploitation illégale du bois.

C’est dire que l’enveloppe est plus épaisse en terme de pertes, tant il est vrai que d’autres secteurs comme ceux de la police, de la gendarmerie, de l’éducation, de la santé ou de la magistrature sont réputés «corrompus» au Cameroun.

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