Filaco: Entrée en matière réussie pour Bacary Goudiaby en ouverture de l'édition 2018

20/02/2018

Le Festival International des Littératures Africaines, Caribéennes et de l’Océan Indien connu sous le sigle Filaco se donne pour objectif de mettre en lumière la richesse créative littéraire des africains, ultramarins et autres écrivains en lien avec le continent africain et ses diasporas. Lancé en 2016, cette biennale de littérature s'appuie sur ce vivier pour faire une place aux littératures d'ailleurs souvent absentes des bibliothèques françaises.

Pour l'ouverture de la deuxième édition, c'est Bacary Goudiaby qui dans un cadre convivial a eu à retracer son parcours professionnel et ses œuvres littéraires avec des interventions complices du conteur Thierno Diallo et de Pape Bongo qui ont donné vie aux "Rythmes et fibres poétiques", le dernier livre de l'hôte du jour.

 

 

A propos de l'auteur

Alors étudiant à l’Université de Cambridge, Bacary y rencontre Nelson Mandela. Journaliste, Bacary a été le producteur et présentateur du magazine consacré à l’Afrique et à sa diaspora dans l’emblématique émission "Akody" sur les ondes lyonnaises. Animateur dynamique sur la bande Fm lyonnaise, Bacary Goudiaby décroche le prix "Lyon’Actualizé" en 1999 et celui de l'animateur le plus chaleureux de la bande Fm lyonnaise en 2004, prix décerné par l’association "Chaleurs du monde". Le scandale de l’association "Arche de Zoé" a été l’occasion pour lui de démontrer tout son implication sur la question des droits de l’homme. Ce qui lui valut d’être nominé en 2008 pour le Prix Lorenzo Natali.

En 2012, devenu Directeur des rédactions de "Diaspora221Info Magazine" et du site "www.diaspora221info.com", Bacary, sort son premier livre "Le Kankurang d'Allah" (Dédicaces –Canada-). L’ouvrage rencontre l’adhésion des cœurs. Sans doute galvanisé par ce premier succès, Bacary s’est mis à semer, dans ce second ouvrage poétique, les graines de ses traditions et de ses expériences acquises dans ses relations avec l’hexagone pour des moissons présentes et futures faites pour nourrir davantage les esprits et lui permettre, en tant que passeur de savoir, d’être de ceux qui représentent dignement le continent africain au "Rendez-vous du donner et du recevoir" prophétisé par le président poète Léopold Sédar Senghor.

 

A la découverte de "Rythmes et fibres poétiques"

Tout commence avec la parole qui s’adresse aux animaux, à laquelle fait écho Sagoné, le canut des savanes. "Les tisserands traditionnels, dit Amadou Hampâté BÂ, savent tous qu’ils ne font rien d’autre que de reproduire la Parole créatrice". Le ton est donné. La profondeur, la vivacité et l’humour au détour de chaque vers! Tout le petit monde des insectes et celui des animaux sont croqués d’un trait incisif et le défilé de leurs noms est déjà une sarabande. Bacary Goudiaby se souvient qu’il a été enfant du Sénégal et il dédie ses poèmes à ceux et celles qui l’ont guidé et aimé. Chacun de ses propos est empreint d’intelligence, de bienveillance et de pauses pour un bref moment de réflexion et d’admiration, jusque dans le rythme effréné des danses impressionnantes des lutteurs.
Le parler Wolof danse, souple, dans l’espace sonore avec des mots qui claquent. Ici, le poète fait merveille: la langue française en est toute estourbie et ragaillardie.

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